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GUINEE  >   Jeux de hasard : Antonio Souaré, directeur général de Guinée Games (L’OBSERVATEUR N° 545)


Tout récemment encore, l’éclatant succès des concerts donnés à Conakry par la star du reggae, l’Ivoirien Séydou Koné, plus connu sous le nom d’Alpha Blondy, doit bien quelque chose à son penchant pour le mécénat. C’est le moins que l’on puisse affirmer. Et que dire de cette grande soirée de football avec la finale de la ligue des champions d’Europe entre Barcelone et Manchester ? C’est encore lui le sponsor qui a permis sa retransmission en direct sur la lucarne de la télévision nation guinéenne.

« Nous contribuons à donner de l’emploi et aussi de l’espoir à une jeunesse qui est, dans la majorité des cas, sans ressources ».

Armé d’une solide formation d’ingénieur technico-commercial, il s’est frayé beaucoup d’initiatives et de persévérance un chemin plus que glorieux dans un monde ou pourtant le pari de la réussite n’est pas facile à gagner : celui du ludique. Antoine Souaré, en dépit des contraintes quotidiennes Inhérentes à ce genre d’activités, trouve pourtant le temps de caresser d’autres violons d’Ingres en donnant un coup de pouce par ci à un promoteur de concert ; en soutenant par là les organisateurs d’un tournoi sportif.


Pour quoi avoir choisi une société de loterie comme activité ?

C’est tout naturel, car la loterie c’est mon métier, j’y évolue depuis maintenant une vingtaine d’années. Et cela dans de nombreux pays à travers le monde. Alors pourquoi ne pas exercer de surcroit ma patrie ?

L’idée faisant son chemin. En 2007 j’ai donc décidé donc de créer Guinée Games. A l’époque, j’avais dû y renoncer dans un premier temps, car de nombreuses autres sociétés du genre occupaient le terrain. Le marché était tel, qu’il était inconcevable, à mes yeux, de créer une société de plus qui proposerait pratiquement les mêmes services que les autres. Mais au fil du temps, ces dernières finirent par la clé sous le lancé et nous le reportâmes.
La société Guinée Games est ainsi devenue une réalité.

Peut-on avoir une idée de ces pays ?

Comme je vous disais, de nombreux pays ont bénéficié de notre expertise, la société Editec et moi, dans le domaine de la loterie. Rien que sur le continent africain, je peux citer, entre autres, la Namibie, l’Ouganda, le Ghana, le Nigeria, la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Congo, le Cameroun et maintenant la Guinée.

C’est quoi Editec ?

C’est une société d’édition et de mise en place de système de loterie. Editec crée le système, conçoit les progiciels de gestion de la loterie, fabrique les machines et les papiers pour l’impression des tickets, forme les experts et les différents techniciens et bien entendu, procède à l’exécution des marchés.

La force de Guinée Games réside dans les technologies de pointes utilisées. Nous avons des machines de validation que les professionnels du métier appellent TPM (Terminal Personal Computer) qui servent à la vente de nos tickets, aux paiements des gains, toutes les activités exécutées sont donc informatisées.

Nous sommes en liaison permanente avec tous nos agent sur le terrain, nous contrôlons à la seconde près toutes les opérations effectuées par nos machines. Tout ceci est rendu possible grâce à l’expertise et aux compétences de Editec.

Votre société est bien présente sur le terrain, quel est son leitmotiv ?

Il n’y a que le travail qui paie.
Réussir, c’est d’abord se fixer des objectifs et ensuite se donner les moyens pour y parvenir. Avec des moyens adéquats (techniques, financière et humains), et un respect scrupuleux de la déontologie en vigueur dans les yeux de loterie à travers le monde, Guinée Games est aujourd’hui une référence.

Mais il y a mieux. Notre réussite, nous l’a devenons surtout à un trait caractéristique de la boite : fait que cette société représente une famille où chacun y met du sein.

Guinée Games n’appartient pas à M. Antoine Souaré, elle représente le fruit des efforts de tous et de chacun de ses travailleurs. Lorsque chaque employé se soucie du devenir de la société dans laquelle il gagne se vie là ne peut qu’évoluer car son essor devient la préoccupation de tous.

L’un des objectifs du millénaire pour le développement, c’est bien faire reculer la pauvreté. A Guinée Games s’inscrit-on dans cette logique ?

En Guinée, comme dans de nombreux pays africains, la pauvreté touche d’importantes franges de la population. Nous n’avons pas la prétention de faire reculer la pauvreté en Guinée, à l’image de certaines Ong et autres structures de d’Etat, mais une chose reste sûre : contribuons, à l’aune de nos moyens, à donner de l’emploi et aussi de l’espoir à une jeunesse qui est, dans la majorité des cas, sans ressources.

Nous employés ont en général entre 25 et 30 ans, et après trois années d’expérience ils sont tous devenus de véritables experts dans leurs domaines d’activité. Grâce aux gains perçus en misant sur nos différents jeux, certains jeunes ont pu améliorer leur quotidien, voir poursuivre leurs études, assurer les frais médicaux de leurs proches ou encore, prendre un nouveau départ dans la vie. L’impact est grand car ces avantages rejaillissent sur toute la famille. Lorsque des parent viennent me voir pour me remercier d’avoir permis à leurs enfants de se responsabiliser et de contribuer à la vie de la famille, nous en tirons tous une certaines fierté.

Nous sommes alors convaincus que la somme de travail que nous fournissons aura servi à essaimé de la joie, du bonheur dans maintes chaumières aux quatre coins du pays. Nous sommes une société bénéficiant d’une expérience internationale mais, puisque nous sommes en Guinée, il nous fallait tenir des réalités guinéennes.

Le poids du social étant très important ici, une personne qui travaille peut faire vivre de nombreuses personnes. Ceci étant, nous sommes attelés à la création d’un réseau commercial qui a d’ailleurs facilité la tâche aux autres sociétés qui se sont installées après nous. Car nous avions déjà fait le conseil de fond. Guinée Games aujourd’hui, c’est des points de vente, des kiosques, des agences dans chaque commune. Certes, nous n’avons pas encore couvert tout l’intérieur du pays mais, je vous assure que les mêmes compétences mises en œuvre à Conakry sont d’ores et d’jà sur le point d’être déployées à l’intérieur. Mais aujourd’hui Guinée Games va plus loin.

Nous avons créé des centres fixes de jeux comme il est d’usage en Europe. A l’heure actuelle, douze sont prévus dans la ville de Conakry dont deux fonctionnels. Ils sont situés en face de la Pharmacie Manquepas et à Coléah Domino à côté de la station Total. Ces centres sont équipés de machines permettant de parier virtuellement sur le LOTO et le pari sportif.

L’avantage ? 5 mm après votre pari cous pouvez avoir la chance de gagner des millions. C’est atout considérable.
Quelle est votre politique pour fidéliser la clientèle et améliorer votre chiffre d’affaires ?

Pour assurer la fidélité, mieux l’accroissement de notre clientèle, notre objectif est de couvrir toute la Guinée. Nous voulons, avec des moyens identiques à ceux mis en place à Conakry, donner les mêmes chances à d’autres Guinéens à N’Zérékoré, Yomou, Labé, Mandiana, Boké, Forécaria, Kindia, etc…

Cette politique est déjà en marche puisque nous sommes présent à N’Zérékoré, Mamou, Kondia , Fria, Boké, Sangarédi, Kamsar, et Labé.

Toutes les villes ne sont encore couvertes car nous procédons par étapes. Nous avons un système de télécommunication par satellite qui nous relie à toutes nos machines où qu’elles se trouvent sur toute l’étendue du territoire. Ainsi nous pouvons assurer en suivi et régler tous les problèmes à partir de la base qui est à Conakry. Cela requiert des moyens et des équipements spécifiques, tous les paramètres étant pris en compte.

A notre connaissance, Guinée Games dispose de deux produits sur les marchés, comptez-vous en ajouter d’autres ?

En fait Guinée Games à une dizaine de produits. Pour l’instant, les gens n’en connaissent que deux, le PASGUI (Pari Sportif de Guinée) et le LOTO 5/90.

Dans le domaine de la loterie, le lancement des jeux est une étape très sensible. On ne peut lancer deux ou trois jeux simultanément.

Il faut faire preuve de professionnalisme, expliquer le procédé (Comment jouer, où et comment récupérer ses gains) sinon avions le PASGUI qui permet de parier sur des évènements sportifs, notamment le football. Il fut le premier produit sur le marché.

Après une année et ayant constaté que le produit avait été compris et assimilé, le second fut lancé : le LOTO 5/90. Comme son nom l’indique, c’est un tirage de 5 boules sur 90. Sa compréhension était plus ardue. Pour faciliter les choses, nous avons commencé avec le pari sur un, deux et ensuite trois numéros. Pour augmenter les chances de gagner, nous avons instauré deux formules de jeux, le LOTO Super et le LOTO Chance.

En définitive, les parieurs auront la possibilité de parier sur cinq numéros. Mais d’ici là, nous avons quatre jeux qui sont prêt en système de grattage.

Nous avons un éventail de cartes de grattage avec chacune ses spécificités (DEAL – GOAL – SHOOT – MILLIONAIRE).

Elles sont là et le lancement est prévu pour bientôt. Nous en somme à la phase de l’étude de marché et de faisabilité.

D’autres systèmes de pari sur le football sont prêts mais, nous tenons à donner la chance aux parieurs de continuer à gagner de l’argent avec le premier système. Nous avons au total quatorze jeux prêts à être commercialisé et nous avons établi un calendrier qui s’étend sur cinq ans.

Avec une dizaine de jeux à exploiter, il ne serait pas judicieux de travailler dans la précipitation.
Avec les produits qui sont actuellement sur le marché, la vie de bon nombre de nos parieurs a changé. Les échos nous parviennent, les familles se réjouissent, ce qui se passe sur le terrain est pour nous un motif de satisfaction.

Après le jardin, comment se présente le côté cour ?

On a connu beaucoup d’impondérables. En 2007, a cause de la grande grève de janvier et Février, nos produits qui étaient déjà sur mer, avaient dû être détournés vers d’autres pays, ils furent entreposés jusqu’à ce que la situation redevienne plus calme.

La seule raison pour laquelle je n’ai pas baissé les bras, c’est que j’étais persuadé que dans la vie, il faut faire des sacrifices et nous en avons fait de nombreux.

Ma fierté est grande lorsque je vois ce que nous sommes devenus aujourd’hui, l’une des rares sociétés, de surcroit à 100% guinéenne, qui se bat pour le développement de son pays avec une équipe compétente et combative et qui a la chance d’avoir l’adhésion et la confiance de la population.

Propos recueillis par Mariame Touré

L’OBSERVATEUR N° 545 du 30 MAI





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Posté par Lucien   le 2011-11-30(01:10:49)

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